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ESPRIT-RACING.COM | 04.02.19 | 20:21 ESPRIT-RACING.COM | 04.02.19 | 20:21


A l'occasion du Salon #Rétromobile 2019, #Renault expose des voitures mythiques équipées d'un moteur #turbo compressé.


Le constructeur célèbre ainsi le 40e anniversaire de sa première victoire en Formule 1, la première d'un moteur turbocompressé. C'est l'occasion de découvrir le rôle précurseur et majeur de Renault dans l'introduction et l'exploitation du turbo en Formule 1, ainsi que la transposition de sa technologie issue de la compétition à ses modèles de série.


Le turbocompresseur, l'histoire de la suralimentation
Pour Renault, le sport automobile en général – et la Formule 1 en particulier – représentent un laboratoire et une vitrine de son savoir-faire technologique. Au-delà de la passion du défi sportif et du goût des victoires, la compétition est une formidable opportunité de développer des technologies de pointe, dont bénéficient ensuite, directement ou indirectement, ses véhicules de série.
Depuis 1977, l'engagement de Renault en Formule 1 en a fait un acteur majeur de la discipline, reconnu non seulement pour ses titres, mais aussi pour les innovations qui ont porté ses monoplaces et celles qu'il motorisait vers les succès. A commencer par ce fameux moteur V6 turbocompressé qui équipe la Renault RS01 et représente une totale révolution pour l'époque. Passé la nouveauté, les premières casses et les quolibets, le succès ne se fit guère attendre. Le 1er juillet 1979 marque ainsi un tournant dans l'histoire du turbo : Jean-Pierre Jabouille impose sa RS 10 au Grand Prix de France sur le circuit de Dijon-Prenois et offre sa première victoire à Renault en championnat du Monde de Formule 1. René Arnoux, troisième de la course, complète le succès de la jeune écurie, après une bataille homérique avec Gilles Villeneuve (Ferrari 312T). Renault vient de révolutionner le sport automobile : pour la première fois, un moteur 1,5 litre turbocompressé s'impose face aux traditionnels 3,0 litres atmosphériques engagés dans la catégorie reine. Cette victoire au Grand Prix de France 1979 sera la première d'une longue série pour Renault qui totalise à ce jour 177 victoires et 507 podiums dans la catégorie (châssis et moteurs).
L'héritage de cette innovation majeure ayant révolutionné la Formule 1 perdure, comme en atteste le retour des moteurs V6 turbo hybrides dans la discipline depuis 2014. Un gage de reconnaissance de la vision de Renault. En relevant le défi de cette nouvelle réglementation, Renault met toute son expertise de motoriste F1 au service de l'innovation technologique. Un atout majeur pour ses modèles de série, comme c'est le cas depuis 40 ans.
 
« L'idée d'emprunter la technologie turbo utilisée sur les poids lourds, notamment américains, pour la transposer à la Formule 1 est certainement une des idées les plus audacieuses mais aussi des plus clairvoyantes de l'histoire du sport automobile. Avec la transposition sur la voiture de série à très grande échelle, le turbo est entré dans le langage courant et est devenu symbole de puissance, de vitesse et progrès. » Cyril Abiteboul - Directeur Général de Renault Sport Racing


La suralimentation, un principe breveté par Louis Renault
Améliorer le rendement d'un moteur en optimisant la quantité d'air qui remplit les cylindres, l'idée n'est pas nouvelle. Ce principe de suralimentation qui a donné naissance par la suite au turbocompresseur a été imaginé dès 1902 par Louis Renault. Il a alors déposé un brevet d'invention sur les moyens « d'augmenter la pression d'admission des gaz dans les cylindres [via] un ventilateur ou un petit compresseur ».
Après la seconde guerre mondiale, le compresseur et surtout le turbocompresseur, dont la fiabilité a été améliorée, sont couramment utilisés sur les gros moteurs Diesel de locomotives et de poids-lourds.
C'est au début des années 1970 que le turbocompresseur fait son apparition sur des moteurs Renault.
En 1972, une Alpine A110 groupe 5 sera ainsi équipée d'un moteur turbocompressé. Malgré un temps de réponse énorme, Jean-Luc Thérier l'emmènera à la victoire au Critérium des Cévennes cette même année.
Mais c'est sur circuit que les choses sérieuses débuteront en 1975 avec le prototype d'endurance A441T qui sera suivi de la lignée des A442, A442B et A443 avec à la clé la victoire de l'équipage Jean-Pierre Jaussaud/Didier Pironi aux 24 Heures du Mans en 1978.
Renault engage alors l'audacieux pari que personne n'a tenté : vaincre en Formule 1 avec un moteur turbocompressé de 1500 cm 3 contre les moteurs 3,0 litres atmosphériques habituels.
Aujourd'hui, le turbocompresseur est utilisé dans la majorité des modèles de série de la gamme Renault, avec la tendance au « downsizing » et au « rightsizing » : la greffe d'un turbocompresseur permet de diminuer ou conserver la cylindrée d'un moteur tout en augmentant sa puissance et en limitant la consommation de carburant et les rejets d'émissions polluantes.

Des voitures mythiques, du sport automobile aux véhicules de série
La transposition des technologies issues de la F1 aux véhicules de série est incarnée par une sélection de voitures que Renault Classic met en valeur au Salon Rétromobile 2019. L'occasion pour Renault de célébrer le 40e anniversaire de sa première victoire révolutionnaire en Formule 1, en exposant la RS 10 de 1979 entourée d'une sélection de véhicules de série emblématiques. Ceux-ci illustrent comment, dès 1980, Renault a transposé dans sa gamme son expertise technique issue de la compétition sur le turbocompresseur. 11 modèles Renault équipés d'un moteur turbo sont ainsi exposés sur une surface de près de 600 m². En complément, une Estafette (modèle qui fête ses 60 ans en 2019), décorée aux couleurs de l'écurie de Formule 1 de 1979, accueille une boutique.

 
RENAULT F1 RS 10 – 1979
C'est au volant de la RS 10 que Jean-Pierre Jabouille remporte, en 1979, la première victoire de Renault en Grand Prix sur le circuit de Dijon-Prenois (France). C'est la première victoire du moteur Renault-Gordini EF1 en Formule 1. La première victoire d'une motorisation turbocompressée dans la discipline. Il s'agit d'un moteur 1,5 litre V6 Turbo, dont l'étude a commencé dans le courant de la saison 1975. Monté dans le prototype Alpine A441 d'endurance, il tourne pour la première fois sur le circuit Paul-Ricard. Son développement se poursuit ensuite, tant sur banc que sur voiture. Sa première apparition en Grand Prix remonte au Grand Prix de Grande-Bretagne, en 1977. C'est un moteur V6 à 90°, d'une cylindrée de 1492 cm3 à 4 soupapes par cylindre suralimenté à partir de 1979 par 2 turbocompresseurs. Son poids est de l'ordre de 180 kilos avec démarreur, embrayage et système de suralimentation. Le moteur a été calculé pour tourner à un régime de l'ordre de 12 000 tr/min.
René Arnoux, troisième de la course, complète le succès de la jeune écurie, après un duel légendaire avec la Ferrari de Gilles Villeneuve. Grâce à ses pilotes et ses ingénieurs, Renault vient de révolutionner le sport automobile, imposant le moteur suralimenté face au traditionnel moteur atmosphérique.



renault.com



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RENAULT F1 RS 10 – 1979  (Anthony BERNIER / Bernard CANONNE)
RENAULT F1 RS 10 – 1979 (Anthony BERNIER / Bernard CANONNE)
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