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ESPRIT-RACING.COM | 19.10.18 | 09:29 ESPRIT-RACING.COM | 19.10.18 | 09:29


Même âge (25 ans), ils ont commencé la compétition en même temps en Espagne en 2003, ont eu pour « Maître » Adrien #MORILLAS, ont participé au championnat d'Europe Superstock 1000 et ont été les plus jeunes pilotes à avoir remporté le Bol d'Or en 2013 ! #BAZ #GUARNONI


Ces deux là n'ont aucun lien de parenté, même s'ils s'appellent frérot ou bro, mais ils s'entendent comme deux larrons en foire ! L'un est très grand et l'autre a l'accent du Sud-Ouest ! C'est jamais l'un sans l'autre !

Comme Loris était à ALBI pour la finale du championnat de France Superbike pour assister au sacre de Jérémy qui participait pour la première fois au championnat national, je me doutais bien que Jérémy serait au mondial superbike à MAGNY-COURS pour encourager Loris et que je pourrais le féliciter pour son tout récent titre de champion de France ! Mais il est là en tant que pilote !

Mes neurones ont cogité un moment ! Pendant les essais du superbike le vendredi matin, je remarque le  n° 11 tourner ;  il ne figure pas sur la liste des engagés. C'est qui celui-là ? J'aurais pu m'en douter mais non ! Ca m'a pas effleuré l'esprit un instant ! J'étais loin de penser que, sur la piste, c'était Jérémy ! C'est pas beau de vieillir j'vous l'dis !

Le team PEDERCINI l'a appelé le jeudi soir pour remplacer Yonny HERNANDEZ qui leur a fait faux bond ; je ne sais pas s'il a fait la route depuis VALENCE (Espagne) ou TOULOUSE  mais il a roulé toute la nuit pour ne pas louper les essais.


J'ai retrouvé les deux lascars  le samedi soir après la course superbike.

Quand vous êtes-vous connus tous les deux  ?

On s'est connus la première fois qu'on a fait de la moto en Espagne ; y a 15 ans bientôt 16 ;  c'était au circuit de karting d'OSONA et on a fait tout le championnat catalan ensemble.


Jérémy, au Bol , ton premier relais était digne d' une course de vitesse !
C'est Vincent PHILIPPE qui m'a cherché ! lol ! Non, c'était le rythme normal. Il m'a bagarré parce que, lui, avait une moto qui marchait un peu mieux en moteur forcément il me doublait dans la ligne droite ; comme il était moins vite dans les courbes je le repassais ;  il n'y avait pas une prise de risques hors normes, tout était contrôlé mais ça a bien animé la course !


Que penses-tu de la sécurité au Castellet ?
C'est un peu la bête noire ; honnêtement, moi je suis vraiment déçu.
C'est un sacré circuit mais je trouve que, par rapport à l'infrastructure, il est très dangereux. Il n'y a pas de bacs, les motos vont taper dans les murs, les pilotes y vont aussi et restent coincés dessous ; dans la dernière partie, quand ils perdent l'avant dans les cassures, les motos traversent. Par exemple, en qualif, à un mètre près, je prenais la moto de Niccolo CANEPA qui avait chuté derrière parce qu'elle a traversé une chicane ou la courbe. J'ai trouvé que c'était très dangereux et, pour une course comme le Bol d'Or, ils devraient faire des aménagements pour le rendre plus sûr parce qu'ils ont de la place ; c'est le fait qu'il n'y ait pas de bacs qui fait que ça devient dangereux ; les motos prennent de la vitesse et ne s'arrêtent jamais ; ils doivent faire des efforts pour les courses moto ça c'est clair et net !


Pour toi, passer de la vitesse à l'endurance est plus facile que  faire l'inverse, pourquoi ?
L'endurance est quelque chose que j'apprécie ; après ça ne vaut pas les courses de vitesse où c'est un sprint et où il y a plus d'adrénaline que sur une course d'endurance.
Quand tu sors d'une course d'endurance faire de la vitesse c'est plus dur parce que t'as un rythme d'endurance c'est-à-dire un rythme où tu fais un peu attention parce que c'est une course longue, donc tu prends un peu moins de risques que sur une course de vitesse.


En 2018, tu as fait le champion de France Superbike où tu as remporté le titre et de l'endurance en FIM EWC ; tu refais de même l'année prochaine ?
Je  ne sais  pas, c'est en discussion. C'est bien parti pour que ça reste comme c'était cette année mais tant que ce n'est pas signé je ne peux pas dire « oui c'est sûr ».


Loris, toi aussi tu as toujours couru en Espagne ?
Oui, pour les mêmes raisons que Jérémy. A l'époque, il n'y avait pas de championnat pour commencer en France. Il y avait le minibike mais ce ne sont pas des courses. En Espagne, il y avait vraiment une filière, une infrastructure et des choses organisées comme il faut avec beaucoup de pilotes ; je suis arrivé en Espagne à 10 ans comme Jérémy. A la première course qu'on a faite, il y avait Marc MARQUEZ, Pol ESPARGARO, Maverick  VINALES, Tito RABAT,  Scott REDDING, il y avait tout le monde. C'est pas pour rien si, à l'heure actuelle, il y en a beaucoup de cette génération là qui sont sortis parce qu'en Espagne il y avait vraiment les choses faites pour.


Tes projets pour l'année prochaine ?

Aucune idée mais vraiment aucune !
Pour l'instant les teams ne savent pas avec quelles motos ils vont rouler donc les pilotes ne peuvent pas savoir.
Moi je cherche vraiment une moto pour jouer plus aux avant-postes ; si je la trouve et, si je reste dans ce championnat là, on verra où j'irai.


Souvent, le duo se transforme en trio quand Franck MILLET (Agence  Franck MILLET COMMUNICATION et ex-pilote) se joint à eux !
Comment êtes-vous devenus potes avec lui ?


Loris : Son père, Jean-Louis, faisait des pots ; il était ami avec Serge ROSSET donc avec mes parents ; mon père l'a vu naître le Francky ; on s'est connus un peu sur le tard, on avait 16-17 ans ; on est devenus potes une fois qu'il a arrêté de rouler, on s'est plus vus. Il est miraculé le mec !
 
Jérémy : Je l'ai connu par rapport à sa boîte de communication ; du coup j'ai été amené à bosser un peu avec lui ; c'est le seul à faire de la com sur des petits championnats et même sur le championnat d'endurance ; je l'ai connu comme ça et on est devenus hyper amis ; il est extravagant, il est un peu comme nous ;  nous, on n'est pas des pilotes discrets et on a un train de vie qui est un peu différent de ce qu'on peut trouver !

Au fait, pour les 8 heures de Suzuka, vous commentiez sur Eurosport.  Vous vous demandiez si vous deviez vous coucher. Alors ?
On a failli ne pas se coucher mais on a vraiment bien fait d'aller se coucher parce que c'était long !!!!! On n'a pas regretté d'avoir dormi quatre heures (rires) !

 


On sent bien que la déconne fait partie de votre quotidien !
Votre « course à 60 » dans la pit-lane à MAGNY-COURS en témoigne !

 

Merci pour l'entretien les p'tits jeunes !



Renée Durin





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