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ESPRIT-RACING.COM | 30.03.15 | 21:40 ESPRIT-RACING.COM | 30.03.15 | 21:40


C’est avec plaisir que je me mets à l’écriture de ce premier compte-rendu de la saison 2015


La saison 2014 a été enrichissante et la 4ème place obtenue au championnat me permet d’aborder 2015 avec de grandes ambitions !

Les essais hivernaux ont été plutôt prometteurs et j’aborde donc ce week-end en pleine confiance.

Bien sur les prétendants sont nombreux et la saison risque d’être très disputée.
Malheureusement, la météo de ce week-end risque de gâcher la fête.

Vendredi : essais libres
Les essais libres démarrent sur une piste très piégeuse. Les averses de la veille ont laissé des portions trempées tandis que d’autres portions sont totalement sèches. Dans ces conditions les essais se révèlent particulièrement inutiles et je me contente de quelques tours.

L’après-midi le bitume a eu le temps d’évacuer toute trace d’humidité et je me lance d’emblée dans un bon rythme. Je profite des 45 min d’essais pour mettre au point ma moto et affiner les réglages. Pour cela, j’utilise un pneu un peu plus résistant que celui de course, de manière à pouvoir enchaîner les tours sans changer. Malgré ce pneu j’améliore mon meilleur tour de l’an passé de 2 dixièmes et réalise le 3ème temps à quelques millièmes de Louis Bulle et quelques dixièmes de Valentin Debise. Plutôt satisfait du comportement de ma moto, j’espère des conditions clémentes pour le reste du week-end.

Samedi : Essais qualificatifs
Nouveauté cette année, les deux séances qualificatives sont le Samedi, les deux courses le dimanche. Mais la 1ère séance qualificative impacte uniquement la course 1 et la seconde séance décide de la grille de la seconde manche...

1ère séance : La piste est très humide mais il ne pleut plus. Cela veut dire que les chronos se feront en fin de séance. Je prends ainsi un rythme correct et parviens à me placer dans les 5 premiers puis je rentre au stand et attends les 10 dernières minutes. Pendant ce temps je m’aperçois qu’avec les températures très fraiches et l’eau sur la piste les pneus Dunlop ont un net avantage. En effet les pneus pluie Pirelli sont performants quand ils atteignent une température suffisante en roulant, ce qui n’est pas le cas dans ces conditions.

Malgré cela je repars avec l’objectif d’atteindre la 1ère, sinon la deuxième ligne. Entre temps, je suis redescendu à la 11ème place du classement. Deux tours pour me remettre dans le rythme et remettre à température le pneu et je me mets à attaquer. Mais quand je repasse devant la ligne le drapeau à damiers est brandi devant moi (il m’a manqué 2 secondes pour pouvoir faire un tour supplémentaire). Je rate la seconde ligne pour seulement 12 millièmes de seconde. Je suis déçu, mais il m’en faut plus pour m’abattre.

2nde séance : des tâches d’humidité éparses laissent encore apparaître les ondées de la veille, mais la séance se déroule sous le soleil. Immédiatement dans un bon rythme je me place dans les 3 premiers. A quelques minutes de la fin, je mets le pneu que je souhaite utiliser en cas de course sèche et améliore mes chronos. Je roule en 1’41’’2 soit presque 1 seconde plus vite que mon meilleur temps de l’an dernier. Mais entre le trafic et les quelques erreurs par précipitation que je commets, je manque la pôle. Nous sommes 3 à nous tenir en à peine plus d’un dixième de seconde. Je partirai donc de la 3ème position sur la 1ère ligne pour la course de l’après midi.

Dimanche : Les courses
La météo n’a pas menti, il pleut et il fait froid. Il y a aussi beaucoup de vent, ce qui ne va pas aider les pneus à chauffer. Dans ces conditions je sais que ce sera délicat pour moi, mais je ferai du mieux que je peux. Il ne faut surtout pas commettre d’erreur et marquer un maximum de points pour conserver des chances de titre.

Course 1 : L’espoir « renaît » quand je m’aperçois que progressivement la piste évacue l’eau.
Elle ne sera pas sèche, mais si elle n’est pas détrempée mes pneus prendront plus facilement leur température. Malheureusement, il se remet à pleuvoir sur la grille de départ. Dès le 1er tour je manque de grip, je n’arrive pas à caler mon pneu arrière sur le bitume en entrée de virage et ne parviens pas à prendre suffisamment d’angle pour faire tourner la moto.

L’accélération est donc difficile à gérer et je perds des places. Je descends jusqu’en 10ème position.

Petit à petit j’améliore mes chronos, je reprends une position et deux chutes me permettent de remonter 7ème. Devant moi il y a un groupe de deux pilotes, mais bien que j’essaye de m’améliorer, le grip en entrée de virage m’empêche de gagner d’autres positions. Je termine 7ème d’une course usante à 45 secondes du vainqueur.

Forcément un peu déçu, je m’efforce de penser à ce que je peux améliorer pour l’après-midi. Il faut notamment que j’insiste un maximum en début de course sur l’accélération, quitte à faire patiner le pneu arrière pour le maintenir en température. Je pourrai ainsi rentrer plus vite, mieux tourner, donc mieux accélérer. Si j’arrive à faire ça, je devrais pouvoir me battre pour le podium ! Pas une mince affaire, mais c’est le prix de la réussite !

Course 2 : La piste est toujours mouillée, mais il ne pleut plus. Je pars de la 1ère ligne et réalise un bon envol. Je prends la courbe Dunlop en 2ème position derrière Valentin Debise.

Rapidement David Perret et Hugo Clere me passent. Puis c’est au tour de Robin Camus, vainqueur de la 1ère manche. J’essaye de m’accrocher à ce groupe rapide. Alors que Robin se faufile rapidement en tête de groupe, je maintiens la distance en faisant bien attention à faire chauffer mon pneu.

Après 4 tours je suis toujours 5ème à très faible distance de Debise et Clere. Robin Camus, lui s’échappe pour remonter sur David Perret loin devant. A ce moment là un pilote me double mais chute immédiatement. Je suis contraint de ralentir et je perds le contact avec les pilotes qui me précèdent. J’essaye pendant plusieurs tours d’augmenter mon rythme pour remonter, mais ce n’est pas suffisant.

Lors des derniers tours je parviens enfin à ramarrer quelques secondes sur Hugo Clere, mais sans pouvoir le dépasser. Je termine donc 5ème à 16 secondes du vainqueur, Robin Camus.

Conclusion :
Avec une 7ème et une 5ème position, il est clair que ce n’est pas ce que j’espérais. Mais au vu des conditions j’ai limité la casse. J’ai fait l’erreur de ne pas suffisamment contraindre mon pneu arrière pour le faire chauffer en 1ère manche, mais je me suis bien rattrapé dans la seconde.

Au championnat cela me positionne 5ème. Il est clair que certains concurrents ont déjà pris un peu d’avance. Je félicite d’ailleurs grandement mon cousin, Robin Camus pour son doublé et sa rapidité dans ces conditions. Mais d’autres concurrents ont connu des difficultés et ont perdu davantage de points que moi. Je ne m’en sors donc pas si mal. De plus j’ai montré que sur le sec il faudra compter sur moi !

Cette épreuve m’a donné encore plus envie de travailler et de me battre pour être le meilleur à la prochaine course à Nogaro !

Un énorme merci à mon équipe : mes parents, Guillaume, Roger, Seb... Un grand merci à mes partenaires : YOHANN MOTO SPORT, TRAQUEUR, YACCO, SHOEI, PIRELLI, GEOMOTO, SUZUKI, FRANCE EQUIPEMENT, TOURNAY, IXON, SEMC, PAM RACING....

Cédric TANGRE.





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