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ESPRIT-RACING.COM | 02.02.11 | 08:05 • Mis à jour le 02.02.11 | 08:05 ESPRIT-RACING.COM | 02.02.11 | 08:05 • Mis à jour le 02.02.11 | 08:05


Après avoir annoncé son programme sportif en Le Mans Series, et sa candidature à une deuxième participation aux 24 Heures du Mans, l’équipe strasbourgeoise Pegasus Racing a souhaité lever un coin de voile sur un projet d’avant-garde : le développement d’un sport-prototype 100% électrique.


L’objectif de cette Ligier « zéro émission » est de s’approcher le plus possible des performances de la version « thermique » de la même voiture, que Pegasus Racing et son pilote Julien Schell ont hissée en pole position voici quelques mois à Magny-Cours…

En 2010, dans les paddocks, les membres du team se déplaçaient déjà, non pas avec de banals scooters, mais au guidon des « eTRICKS » développés par l’entreprise alsacienne IC Engineering. Bridés à 45 km/h, ces deux-roues offrent une autonomie de 25 km et sont rechargeables grâce à une station d’énergie autonome solaire. Ce partenariat va être étendu afin de produire en totale autonomie l’électricité nécessaire à la vie de l’équipe sur les circuits du championnat. Une première !

La volonté du team d’œuvrer dans le sens d’un sport automobile responsable n’est donc pas nouvelle. Elle prend aujourd’hui un virage encore plus audacieux, avec l’annonce d’un nouveau projet, sur quatre roues cette fois !

Pour le mener à bien, Pegasus Racing a su mobiliser l’intérêt d’entreprises importantes, implantées en Alsace et disposant d’une technologie de pointe. Le soutien d’une personnalité aussi charismatique que Guy Ligier a également compté dans la décision de se lancer dans cette aventure.

Sport auto électrique : l’état des lieux
La raison d’être de Pegasus Racing est la compétition automobile, cette activité vieille de plus d’un siècle, dont la justification originelle est ni plus ni moins que de faire progresser la mobilité humaine. Plus vite, plus loin, avec davantage de sécurité… et aujourd’hui avec un minimum de rejets et donc un maximum de respect de l’environnement. Seulement, pour l’instant, il n’existe pas de discipline automobile de haut niveau acceptant les véhicules électriques. L’ouverture vers l’hybride et les systèmes de récupération d’énergie cinétique est encore balbutiante, avec son lot de difficultés liées au coût, à la fiabilité et à la sécurité. L’équipe continuera donc à vivre au présent et à lutter pour les podiums avec des autos répondant à la réglementation actuellement en vigueur en compétition… Mais avec le « plus » Pegasus : défricher, en parallèle, un possible futur du sport automobile.

La philosophie du projet de Pegasus Racing
« Nous voulions une voiture aussi proche que possible de l’originale » explique Julien Schell. « Nous avons mené la Ligier JS49 au titre en Challenge Endurance Proto VdeV en 2008, et terminé vice-champions en 2009 avec la JS51. C’est ce modèle qui sera « transformé » en proto électrique. Ses performances avec l’habituel bloc Honda 2000 cm3 de 250 chevaux sont connues, nous pourrons donc effectuer des comparaisons valables.

Une de nos premières décisions fut d’avoir recours à un moteur unique au centre de la voiture, un peu à contre-courant de la mode qui consiste à implanter un moteur à proximité de chaque roue motrice. L’implantation centrale de la motorisation offre plusieurs avantages : réduire le risque de surchauffe dû à la haute température des freins, améliorer le centrage des masses, et accoupler le moteur à une boite de vitesses classique. Cette dernière solution permet d’exploiter le couple sur trois rapports et de conserver des ancrages de suspension arrière identiques. Nous en maîtrisons parfaitement les réglages, un développement coûteux en temps et en budget sera ainsi évité. Le système de refroidissement est conservé car les besoins sont importants au niveau des batteries, de l’électronique de puissance et du moteur, d’ailleurs lui-même refroidi par eau. Les batteries au lithium sont hyper performantes, rien à voir avec les batteries au plomb d’une voiture classique. Elles prendront la place du réservoir d’essence, entre moteur et pilote. »

Principales caractéristiques de la Ligier-Pegasus électrique
Le moteur délivre une puissance 145KW avec une tension de 375V DC, soit l’équivalent de 200 chevaux. La voiture d’origine pèse 650 kg. Le changement de propulseur, le remplacement du réservoir par les batteries au lithium 30KW devrait faire grimper le poids à 800 kg. Avec les batteries pouvant être installées dans l’évolution 1 de la voiture, une autonomie de 20 à 25 minutes représente le premier cap à atteindre.

A plus long terme…
La Ligier est en construction, elle sera développée lors d’essais privés, mais l’équipe profitera de la moindre opportunité pour en démontrer la crédibilité en public. Dans sa configuration de base, elle constituera déjà une avancée par rapport à d’autres initiatives du même type. Pegasus Racing a déjà sa petite idée sur les champs du possible à moyen terme, mais entend progresser par étapes. « Il y a déjà beaucoup à apprendre et à faire avec ce dont nous disposons actuellement au niveau moteur, système électronique et batterie » assure Julien Schell. « Ceci dit, d’autres challenges nous attendent, notamment en ce qui concerne les changements de batteries dans un contexte d’endurance, les techniques de recharge… » Bienvenue au 21ème siècle !


www.pegasusracing.fr



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