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ESPRIT-RACING.COM | 07.04.11 | 07:54 ESPRIT-RACING.COM | 07.04.11 | 07:54


Nouvelle voiture, nouvelle catégorie, nouveaux pilotes… et première victoire en Le Mans Series à l’arrivée ! L’équipe strasbourgeoise Pegasus Racing a parfaitement réussi ses débuts en Formula Le Mans aux 6 Heures du Castellet. Mirco Schultis, Patrick Simon et Julien Schell ont réalisé un sans faute, prenant la tête peu après la mi-course pour ne plus la quitter.


Ce succès a des allures de revanche. Pegasus Racing n’a pu aligner comme prévu son proto LM P2 en raison du désengagement de dernière minute de plusieurs partenaires. Heureusement, le programme mis en place avec les pilotes allemands Mirco Schultis et Patrick Simon a permis à l’équipe de pérenniser son implication en Le Mans Series.
L’humilité était toutefois de rigueur en arrivant au Paul Ricard HTTT. Trois des cinq teams engagés en Formula Le Mans (Hope Racing, JMB, Genoa Racing) pouvaient se prévaloir d’une bonne expérience de la catégorie, tandis que Pegasus Racing partageait le statut de « rookie » avec les Anglais de Neil Garner Motorsport.


Ancien motard, bon spécialiste des sports-prototypes et champion en titre des AvD 100 Meilen Race Weekends, Mirco Schultis appréhendait avec modestie ce premier rendez-vous avec la Formula Le Mans. « Nous avons roulé à Hockenheim et j’ai découvert le circuit du Castellet début mars lors des tests officiels LMS. J’ai joué la sécurité lors des essais libres et il me reste une bonne marge de progression. J’ai profité du warm-up pour prendre la mesure du trafic en piste et valider un nouveau set-up en vue de la course. » Son compatriote Patrick Simon s’est davantage consacré aux GT ces dernières années, et il n’avait lui non plus jamais couru sur le circuit Paul Ricard HTTT. Il s’est chargé de qualifier l’auto à la 4ème place de la catégorie, à l’extérieur de la 8ème ligne de la grille de départ. « Je n’ai pas l’habitude des autos disposant d’autant de charge aérodynamique. Négocier la courbe de Signes à une telle vitesse est assez impressionnant. Pour nous, l’objectif n’était pas d’être les plus rapides à ce stade, mais de définir des réglages privilégiant la constance et la longévité des pneus. Nous comptons sur la régularité et l’homogénéité de notre équipage pour réussir un bon résultat. »


Cette confiance raisonnable aurait pu se voir réduite à néant alors que la course avait à peine commencé… A la fin du tour de formation, la pace-car reste en piste, mais les feux passent au vert, ce qui entraîne un énorme carambolage en milieu de peloton, au niveau des meilleures GT. Dans ce jeu de quille, Patrick Simon est bousculé à l’arrière droit par une autre voiture. La course est évidemment neutralisée et comme des débris jonchent la ligne droite des stands, les concurrents doivent emprunter la pitlane. Les techniciens de Pegasus Racing peuvent ainsi observer leur voiture au moment où celle-ci passe devant son stand. Les dégâts sont jugés minimes et ne nécessitent pas d’arrêt pour réparation. La suite sera nettement moins mouvementée pour les trois pilotes qui enchaînent tels des métronomes des relais de 60 minutes environ. A la fin du double relais de Patrick Simon, la FLM-Pegasus Racing est à la lutte pour la tête de la catégorie avec les voitures de Hope Racing et de Neil Garner Motorsport. L’abandon de l’une et les problèmes mécaniques de l’autre propulsent Mirco Schultis au commandement au cours de la quatrième heure. Julien Schell s’installe à son tour dans le cockpit pour les deux dernières heures et maintient une avance suffisante sur Genoa Racing pour passer le premier sous le drapeau.


Patrick Simon ne cachait pas sa joie lors de la conférence de presse : « Julien et Claude Schell ainsi que toute l’équipe ont fait un travail fantastique. J’ai eu de la chance d’échapper au désastre du départ, et c’est formidable de gagner dès notre première course. » Mirco Schultis n’était pas moins satisfait : « Deux relais d’une heure, c’était un exercice nouveau pour moi et ce n’est pas si facile. Je pense que nous devons cette victoire à notre régularité. » Et Julien Schell de conclure : « nous n’étions pas les plus rapides aux essais, mais nous sommes parvenus à améliorer nos performances en course. Il fallait aussi la constance et la fiabilité pour espérer l’emporter. » Après les titres en Challenge Proto VdeV, les premiers points en LM P2 inscrits en 2009 puis le premier podium de 2010, cette victoire confirme la montée en puissance de Pegasus Racing au firmament de l’endurance. L’objectif sera donc de confirmer lors des 1000 km de Spa-Francorchamps, le 7 mai prochain.


Pegasus Racing c'est sur www.pegasusracing.fr



Romane Didier / future racing commm



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6 Heures du Castellet, Pegasus Racing vole vers la victoire ! (future racing commm)
6 Heures du Castellet, Pegasus Racing vole vers la victoire ! (future racing commm)
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