| Team 6ème Avenue - Carole, Le Retour |
| T6A - Coupes de France Promosport - 7/8 octobre 2006 - Carole |
Team 6ème Avenue - Junior Cup 2006 Photo : Frédéric TIMORES Carole, le retour Déjà la fin de saison ! Le Team 6ème Avenue revient "sur ses terres" pour la dernière course de la saison. Et pour la dernière représentation de l'année, le théâtre du Promosport a quelque peu changé la formule.Jusqu'ici, nous étions habitués à ce que les essais libres se fassent en deux séances de 20 minutes (ce que tous trouvaient un peu court, d'ailleurs). La nouveauté pour cette dernière manche est qu'il n'y a qu'une séance par jour, mais de 40 minutes. Et là, première impression : c'est un peu long ! Enfin, pas vraiment trop long, mais il faut gérer le temps un peu différemment ; décidément, il y en a des choses à apprendre. Sur une séance de vingt minutes, le temps manque un peu pour bien travailler, analyser le comportement de la moto et du pilote. Là, il faut au contraire prendre son temps, analyser, faire des pauses - ou tout au moins baisser le rythme pour se reposer sur un tour, ne pas hésiter à sortir pour demander un réglage ou un conseil, se rafraîchir... Bref, c'est un peu une endurance, toutes proportions gardées. Pas la peine de chercher le chrono, ça n'est pas le jour. Il n'y a pas que sur la piste qu'il y a du nouveau : dans le Team, la nouvelle équipe commence à se mettre en place pour la saison prochaine. Le plus notable est l'absence d'Olivier "Quick", arrivé au terme des trois ans qu'il s'était donné pour s'occuper des jeunes pilotes. Evidemment, on sent nos poulains un peu désorientés... Mais s'il n'est plus dans le Team, Olivier n'est pas bien loin, et reste toujours disponible pour leur faire profiter de toute son expérience. Vendredi : petits et grands événements Du côté des essais sur piste, ça n'a pas trop bien démarré pour Julien. Au cours de la séance de la veille, il a fait une jolie chute dans le pif-paf (dans le "paf" précisément ; un classique à Carole). Un peu chiffonné, mais recousu dans les règles de l'art par le médecin de l'ADSU. Il semblait qu'il n'y aurait pas plus de conséquence, mais ce midi au moment de partir pour la séance d'essais, c'est à peine s'il pouvait débrayer. A peine un tour de piste plus tard, il rentre au stand, visiblement pas en état de piloter. Hôpital, contrôle, radiographie... rien de cassé. Tout de même, ce sera repos pour Julien aujourd'hui : pas de seconde séance non plus. Pendant ce temps-là, ses petits copains s'amusaient sans lui... Enfin, non pas vraiment. C'étaient des séances de travail, et ils ont travaillé. Plutôt bien travaillé, même. Il y a naturellement encore quelques erreurs, mais pour peu qu'elles soient corrigées demain, le travail devrait payer. Cette finale à Carole marque la fin de la saison ; c'est aussi une date notable : celle de l'anniversaire d'Eric qui entre aujourd'hui dans le club des quinquas. Bienvenue ! Cette double occasion méritait quelque chose de spécial : Michel a donc invité un orchestre a venir faire un petit concert privé sur le paddock, rien que pour le Team 6ème Avenue. Pour l'occasion, Areski a remisé l'appareil photo et s'est mis à la guitare basse (Eh oui, ça aussi il sait s'en servir). Calypso, qui pousse régulièrement la chansonnette en pré-grille pour se détendre, en a profité pour glisser un couplet de la Marseillaise, qu'elle affectionne particulièrement quand les pilotes français font un podium en Superbike. Mais il faut bien reconnaître que Calypso est nettement meilleure sur la poignée de gaz que derrière un micro... Le mot de la fin, c'était pour Michel qui tenait à dédier aussi cette petite fête aux amis et aux bénévoles qui l'aident à faire vivre le Team 6ème Avenue. Bon, assez ri. Demain, au travail ! Samedi : qualifications difficiles On est à la fin de la saison, et ça se sent... Il y a une certaine lassitude dans la tête de nos pilotes, sans doute. Et l'absence des deux team-managers Olivier et Thierry n'arrange pas les choses. Un peu désorientés, les uns et les autres ont du mal à rouler dans des temps vraiment bons. Les chronos ne sont certes pas mauvais, mais la tête de la catégorie roule en 1'25" ! Alors que Yann, Calypso et Tony sont groupés trois secondes plus loin. Steven, vraiment pas à son aise, n'obtient que le 30ème temps. Antonin échoue à la porte de la qualification pour 1/10ème de seconde. Julien, toujours handicapé par sa blessure, parvient juste à se hisser en 42ème place, juste devant Valentin. On retrouve donc trois pilotes (Yann, Calypso et Tony) qualifiés d'emblée en 18ème, 19ème et 21 position. Pour les autres, il faut passer par l'épreuve de la course de repêchage. Les repêchages, à la différence des essais chronométrés, c'est une vraie course, avec un vrai départ. Vingt-six pilotes sont au départ et huit places sont à prendre pour la finale. Antonin est en première position ; Steven est en troisième ligne, mais dès le départ il remonte plusieurs places et se place dans le groupe de tête. Pendant une bonne partie de la course, Steven et Antonin se battent pour la première place. Au point même qu'ils se gênent mutuellement et perdent ainsi du terrain. Ni l'un ni l'autre ne veulent lâcher, sans qu'aucun des deux arrive à prendre un net avantage. Et derrière comme devant, la lutte est sévère pour gagner la qualification. Julien souffre toujours de sa blessure : dans chaque ligne droite, on le voit laisser pendre la main pour reposer son bras douloureux. Dans ces conditions, il ne peut guère lutter dans le groupe de tête. Valentin roule esseulé, à 40 secondes de la tête. Le dernier tour est très disputé et donne lieu à plusieurs chutes. Steven et Antonin sortent du dernier virage dans un mouchoir de poche, pendant que juste derrière, ça glisse et ça tombe. Au final, Steven termine 4ème avec Antonin 1/10ème de seconde derrière. Julien et Valentin terminent trop loin pour la qualification. Dommage que Steven et Antonin se soient gênés et aient ainsi perdu quelques places qui pourront leur manquer demain. Mais en Junior Cup, les jeunes pilotes ne lâchent rien, jusqu'au dernier moment. La preuve ! Maxime Cudeville, c'est notre coup de coeur du jour. Pris dans l'accrochage du dernier virage, il se relève après sa chute. C'est en courant à côté de sa moto qu'il rejoint la ligne d'arrivée. Alors qu'il ne reste plus rien à gagner, il passe la ligne, roue arrière bloquée et aidé par un commissaire sous les applaudissements de tous. Bravo Maxime ! Dimanche : la fête est finie Dimanche matin, le soleil se lève à peine quand Julien et Valentin se placent en prégrille pour le départ de la finale B. En théorie, il leur reste une chance de participer à la finale A : en gagnant cette course. L'espoir ne dure pas longtemps pour Julien qui chute à Golf. Sur le mouillé, Valentin tourne trop lentement pour espérer faire mieux que terminer sur ses roues, en fin de peloton. Trois heures plus tard, la finale A se présente mieux, Yann, Calypso et Anthony n'étant pas trop mal placés. Dès le tour de chauffe, ça se gâte : Calypso rentre aux stands, axe de sélecteur cassé. Le mal a beau être vite réparé, la course est déjà lancée quand Calypso s'élance de la voie des stands ; bonne dernière mais le couteau entre les dents. Pendant que Calypso effectue une impressionnante remontée, en tête de la course on se bagarre à chaque virage, car le titre est en jeu. On ne se bagarre pas moins dans le milieu du classement : Yann est pris dans une chute collective, et doit abandonner (plus d'embrayage ni de sélecteur de vitesse). Pas de grand changement pour Anthony, parti en milieu de peloton, qui gagne quand même quelques places et termine 17ème. Steven, parti de trop loin après sa qualification ratée, ne parvient pas à remonter et termine au-delà de la 20ème place. Calypso, dans sa remontée, se hisse jusqu'à la seizième place, mauvaise récompense d'une course où elle a tout donné. La saison se termine ainsi sur un week-end peu réjouissant. Nos pilotes ont connu des fortunes diverses : chutes, blessures, incidents mécaniques, ... qui les ont écartés de la tête de la compétition. Mais c'est ça aussi la course ! La saison se termine ainsi sur une course décevante. Dommage encore une fois... Nos pilotes avaient des atouts, mais la fin de saison a sans doute amené de la fatigue, et une motivation plus aussi forte que lors des épreuves précédentes. C'est la vie... Bernard "lexter" Clabon : www.team6avenue.com Mis en ligne le 05/10/2006 : par Ducat53 |