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ESPRIT-RACING.COM | 03.12.13 | 15:00 ESPRIT-RACING.COM | 03.12.13 | 15:00


La moto GECO, prototype révolutionnaire, a été présentée pour la première fois au public sur le stand de la Mutuelle des Motards au Salon de la Moto. Cette machine d'exception repose sur le principe de l'homocinétique, déjà présent depuis longtemps en automobile.


GECO : la Mutuelle des Motards soutient la moto de demain

Un projet qui présente un tel potentiel d'amélioration de la sécurité ne pouvait que séduire la Mutuelle des Motards. Pour son P-DG Patrick Jacquot, ce projet «peut faire avancer la sécurité de tous les motards. C'est un pari osé, aux répercussions potentiellement énormes.»
De fait, comme l'ABS en son temps, la géométrie homocinétique du projet GECO pourrait améliorer fortement la sécurité des véhicules à venir. « La GECO peut changer beaucoup de choses, même si la sécurité d'un pilote réside surtout dans sa faculté à ne pas se mettre dans une situation à risque. »

Innovant en permanence, depuis sa création il y a 30 ans, pour améliorer la protection du conducteur de 2-roues, c'est en toute logique que la Mutuelle des Motards s'associe au développement de la moto GECO pour soutenir l'innovation mise au service de la sécurité.
« Nous soutenons un projet auquel nous croyons », explique Patrick Jacquot. « Une contribution de 10 000 € permettra de réaliser des usinages pour le prototype et d'aligner la GECO dans les courses d'endurance. C'est la meilleure façon de faire évoluer vite la moto, dans l'espoir que cela profite à tous. »

Le projet GECO c'est aussi une aventure humaine. Celle pour commencer d'Eric Offenstadt. Ce motard de longue date, voisin du siège de la Mutuelle dont il est également sociétaire ambitionne de construire une moto révolutionnaire. Mais réaliser un projet aussi complexe est impossible à réaliser pour un homme seul, sans ingénieur, sans atelier, sans outils, sans budget. En 2011, Eric Offenstadt fait une rencontre décisive dans le lancement du projet GECO. Il visite l'atelier de construction de voitures de course d'Arnaud et Olivier Gomez (GCA). A partir de là, Eric Offenstadt et les frères Gomez vont travailler à la conception d'une moto totalement innovante. Avec l'aide de bénévoles, de passionnés et des partenaires, le Projet GECO est définitivement lancé.


Iconoclaste et novateur
Le GECKO est un lézard d'Asie connu pour son adhérence exceptionnelle sur tous types de surface. Désormais, il désigne également une moto d'Europe, la GECO, qui vise l'adhérence optimale sur tous types de piste. Le projet GECO n'est pas seulement novateur : il va poser un nouveau jalon dans l'histoire du 2-roues.
L'équipe GECO a commencé par poser les bonnes questions : quels sont les points qui n'ont pas changé sur la moto depuis sa création ? L'interaction entre la moto et le bitume est-elle optimale ?
En remettant à plat un modèle presque centenaire, Éric Offenstadt a mis le doigt sur le dénominateur commun à l'adhérence, à la tenue de route et au freinage. « Les liaisons au sol d'une moto n'ont quasiment plus progressé depuis 70 ans, avec l'avènement de la fourche télescopique et du bras oscillant », nous explique le concepteur. « Or c'est en faisant évoluer ces liaisons qu'il est possible de gagner en adhérence, en réduisant tout à la fois distances de freinage et usure des pneumatiques. » Problème : il faut repenser la géométrie de fond en comble.

Éric « Pépé » Offenstadt est un habitué de la course autant que de l'innovation :  il est crédité de l'introduction en compétition de technologies devenues courantes : freins à disque, fourche inversée, mono-amortisseur, cadre coque, roues en alliage, etc. Habitué des pistes dans les années 60 et 70, il s'arrête aux stands dans les années 80. Il y crée la HO, seule moto de Grand Prix de conception entièrement française. Son expérience lui servira par la suite chez De Carbon et plus récemment Aprilia.


Choix techniques
Le constat de l'équipe de GECO est donc simple : la géométrie «traditionnelle» de la moto n'est plus à la hauteur de l'adhérence que procurent les pneus actuels.
Pour pallier ce décalage, le projet GECO vise à transposer dans la conception des motos le principe de l'homocinétique, utilisé depuis longtemps dans la construction automobile, notamment au niveau des cardans sur les tractions avant. La réalisation est aussi complexe que le principe est simple : deux éléments censés avancer à la même vitesse doivent avancer… à la même vitesse. D'où le terme «homocinétique».
Les détails de la fourche de la GECO ne seront dévoilés que lors de la présentation du prototype, mais les principes sont annoncés : une suspension à bras tirés, et la traque systématique de toutes les masses non suspendues. Le train arrière donne déjà un avant-goût de l'originalité du projet : bras oscillant réduit à sa plus simple expression, transmission triple à chaîne pour déporter sur le cadre le disque arrière, coaxial avec l'axe du bras oscillant et du pignon de transmission final…
GECO vise à terme une forte amélioration de l'adhérence, avec à la clé des gains impressionnants en capacité de freinage (+ 30 %) et d'usure des pneus (- 40 %).


Des partenaires, une ambition
Dans un premier temps, la GECO vise la course d'endurance, meilleur moyen de valider un prototype : longue distance, styles de conduite différents et exigences liées à la course montrent impitoyablement du doigt imperfections et opportunités d'amélioration. Le parcours peut sembler aussi ambitieux que celui de la HO en son temps. Or à sa première participation en course, cette moto révolutionnaire avait atteint malgré des conditions défavorables la 4e place. La course d'endurance ne s'improvise pas, mais GECO a l'expérience et les atouts pour réussir, et ne compte manifestement pas faire de la figuration.
On ne rentre pas en endurance sans appuis. Côté moteur, le groupe GECO a bénéficié de l'aide de Christophe Guyot, manager de l'écurie GMT 94, partenaire de la Mutuelle des Motards, qui a convaincu Yamaha Motor France de mettre à disposition une YZF 1000 R1. Le système de freinage couplé a été confié à une société française (Beringer), tout comme les suspensions (Soben).
Lancer un projet très avant-gardiste en temps de crise est assez osé. Pourtant, des solutions de financement existent : là où d'autres financent un film ou un produit par le crowdfunding, GECO s'appuie sur une association, ProGECO Moto, forte de 400 cotisants qui ont apporté près de 20 000 euros, et dont les actions sont relayées sur le site web et une page Facebook suivie par plus de 3200 fans. Sans compter le montant représenté par tous les dons en pièces, en temps, en travail de partenaires enthousiastes. Et le projet GECO se veut aussi novateur dans ses techniques que dans sa méthode : à l'approche empirique du trial-and-error, encore très utilisée aujourd'hui pour affiner un prototype, le concepteur a préféré travailler par le calcul, en « spécification fonctionnelle », en s'appuyant sur les travaux d'un groupe de 24 élèves ingénieurs de l'Université de Montpellier.



Le projet GECO c'est sur www.progecomoto.fr
La Mutuelle des Motards c'est sur www.mutuelledesmotards.fr





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    La moto GECO, prototype révolutionnaire, a été présentée pour la première fois au public sur le stand de la Mutuelle des Motards au Salon de la Moto. (Esprit-Racing)
    La moto GECO, prototype révolutionnaire, a été présentée pour la première fois au public sur le stand de la Mutuelle des Motards au Salon de la Moto. (Esprit-Racing)
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