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ESPRIT-RACING.COM | 27.08.12 | 16:26 ESPRIT-RACING.COM | 27.08.12 | 16:26


Dire que cette sixième étape du Championnat du Monde FIA GT1 n’a pas été une partie de plaisir pour Hexis Racing est un euphémisme. Les deux McLaren de l’équipe ont terminé la course de qualification hors des points.


Seuls Alvaro Parente et Grégoire Demoustier ont pu atteindre l’arrivée de la course de championnat, pour n’ajouter que deux maigres unités à leur total. Le team-manager Philippe Dumas résumait ainsi la déception de ses troupes à son retour de Slovaquie : « Nous avions très bien préparé ce meeting, on avait un gros espoir de résultat… Et finalement, ce fut notre plus dur week-end depuis bien longtemps. »

Suite à l’annulation de la tournée chinoise, le Championnat du Monde FIA GT1 est retourné sur le Slovakia Ring, où il s’était déjà produit en juin dernier. L’équipage de la McLaren MP4-12C Hexis Racing n°1, composé de Frédéric Makowiecki et de Stef Dusseldorp, avait alors décroché la pole position avant d’escalader la deuxième marche du podium dominical. Comment expliquer une telle différence en terme de résultat deux mois plus tard ?

Problème n°1 : Ciel, mon différentiel !
Cet été, les deux McLaren Hexis Racing ont subi une importante révision de mi-saison. Malheureusement un problème technique au niveau des différentiels, décelé à l’arrivée du team en terre slovaque, a perturbé la journée de vendredi consacrée aux essais libres. Ces séances sont cruciales pour le travail de mise au point, et le retard pris le premier jour est difficile à rattraper par la suite. D’autant plus que les McLaren avaient reçu pour l’occasion une évolution importante, nécessitant un travail de fond…

Problème n°2 : la quadrature du triangle
McLaren a en effet obtenu de la FIA l’homologation de nouveaux triangles de suspension, qui ne sont plus montés sur silent-blocks, mais sur rotules. Ce système, plus typé « compétition », représente potentiellement un progrès, mais les pièces ont été homologuées la veille du départ en Slovaquie, sans possibilité d’utiliser les anciens triangles. De plus, ceux-ci ont été validés avec les pneus Michelin en vigueur en Blancpain Endurance Series, très différents des Pirelli du Mondial GT1. « Nous avons passé la plus grande partie des essais hivernaux à comprendre et à mettre la voiture au point avec les Pirelli, et il faut tout reprendre à zéro avec ces nouvelles suspensions » constatait Philippe Dumas.

Problème n°3 : le boost incompris
La McLaren MP4-12C est la seule voiture engagée en Championnat du Monde FIA GT1 dotée d’un moteur V8 suralimenté par deux turbocompresseurs. Dans les années 80, on se souvient qu’une paire de turbos pouvait faire grimper la puissance d’un petit 4 cylindres à plus de 1000 chevaux ! Cette technologie impose un contrôle de la pression de suralimentation, et donc de la puissance du moteur, afin de maintenir un équilibre des forces entre l’ensemble des voitures du plateau. La McLaren a donc été homologuée avec un système de « mouchard » électronique, une diode qui s’allume si les turbos « boostent » trop la puissance. Dans ce cas, l’équipage peut tout simplement être disqualifié.

« Il y a une incompréhension entre les commissaires de la Fédération Internationale de l’Automobile et McLaren sur cette question » indique Philippe Dumas. « Petit à petit, on se rend compte que la puissance de notre moteur n’est pas précisément maîtrisée. En fonction de différents paramètres, dont la température extérieure, la diode peut s’allumer avec une pression plus ou moins élevée, et on peut perdre jusqu’à une seconde au tour ! »

LA Solution : tout donner, comme en 2010, comme en 2011 !
Récapitulons ce qui précède pour affiner l’analyse de ce week-end slovaque : le temps de tout remettre dans l’ordre aux essais libres, le roulage a manqué pour mettre les voitures équipées des nouveaux triangles parfaitement au point en vue des essais qualificatifs. Dans ce genre de situation, on a vite fait de se fourvoyer dans une mauvaise direction, mais l’équipe a su au contraire prendre les bonnes décisions.

Les enseignements tirés des 60 minutes de la course de qualification ont permis de progresser et de… booster l’espoir d’un bon résultat dans la course de championnat. Hélas, Fred Makowiecki a connu son premier accrochage depuis son arrivée chez Hexis Racing en 2007 et l’autre voiture s’est classée 9ème après la perte de son fond plat.

On peut donc tout de même tirer un bilan encourageant de ce chemin de croix et surtout rester optimiste pour la suite. La situation comptable n’est pas très différente de ce que le team a vécu ces deux dernières années, avec au bout de l’effort des titres de vice-champion puis de champion du monde par équipe, et des pilotes sur le podium final. Malgré les points perdus en Slovaquie, Stef Dusseldorp et Fred Mako restent en lice pour la couronne mondiale !

« Il faut se reprendre pour la Russie, où nous n’aurons pas droit à l’erreur » conclut Philippe Dumas.

« Heureusement, on n’a pas trop le temps de gamberger car les camions sont déjà repartis. Le positif, c’est que l’on a testé beaucoup de choses, à nous de tirer le meilleur parti des données emmagasinées. On va se donner à fond car nous avons encore un espoir de titre et on va tout faire pour y arriver, en espérant que la FIA fera quelque chose pour la BoP (Balance de Performance) car le déséquilibre actuel entre les forces en présence n’est pas acceptable. »

Romane Didier / future racing commm



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