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ESPRIT-RACING.COM | 05.11.11 | 16:49 ESPRIT-RACING.COM | 05.11.11 | 16:49


Pour clôturer la coupe Hypersport O3Z, les organisateurs de ce championnat avaient prévus deux circuits aux caractéristiques très différentes, pour ne pas dire opposées.


Le circuit Carole, circuit aux portes de paris, relativement lent, fait de grosses accélérations, des freinages les plus violents et d’une partie technique (ou plutôt… piégeuse) appelée  « parabolique ». L’autre circuit à Lédenon, dans la région de Nîmes, est réputé comme étant le circuit le plus spectaculaire, avec le plus de dénivelé et le plus venteux de France et de Navarre. Hyper technique et demandant un énorme cœur pour y être rapide.

C’est donc début Septembre, que je retrouve le PLV Racing et l’ensemble des pilotes du team. Comme d’habitude, la journée du vendredi sert à se remettre la moto en main, après un mois d’inactivité, mais aussi à découvrir ce circuit avec un 1000cc. En effet, la dernière fois que j’y roulais, était toujours en 2009 sur un 600. C’est sur ce genre de petit circuit, à l’adhérence que l’on prend conscience que 185cv qui tentent tous de sortir en même temps de ce pauvre pneu a quelque chose d’impressionnant mais surtout de magique, pour ne pas dire jouissif.

Ce circuit, c’est aussi pour moi le luxe de rentrer chaque soir à la maison plutôt qu’à l’hôtel ou autres chambres d’hôtes. C’est un petit luxe certes, mais bien appréciable !


Samedi les choses sérieuses commencent… Grand beau, déjà chaud pour une matinée parisienne de Septembre. Les chronos entre les 15 premiers sont très proches et la bataille pour l’accession à la superpole du samedi soir promet. Voilà donc autour de moi une trentaine de gaillards prêt à tout pour faire partie des huit plus rapides, graal pour accéder à la superpole !

J’essaie de rouler propre, d’accélérer plus tôt et plus fort, de contenir les ruades de ma très puissante Kawasaki, mais comme à l’accoutumée je n’arrive pas à « débrancher » le cerveau et la seconde de sécurité m’empêche d’accrocher le 8e temps pour 14 centièmes de seconde….. La séance chrono de l’après-midi ne me permettra pas d’améliorer, la température dépassant allègrement les 27°C dans l’air.

Encore une fois 9e sur la grille, la plus mauvaise place me revient et je devrai donc partir de la troisième ligne pour la course.


Dimanche, à l’heure de la course, la température est bien inférieure à celle d’hier, le ciel couvert mais sans pluie (ouf !!). Je me positionne sur la grille… Feu vert ! Et … incroyable je réussis à peu près mon départ ! Je décolle correctement, négocie plutôt bien le premier virage et me retrouve donc 6e, puis 9e après avoir un peu pataugé pour éviter de percuter un pilote devant moi . Je me sens bien, je sens bien le comportement de la moto…. Ca gliiiiiiiisse dans la parabolique à chaque tour mais je sens que la 6e place est accessible, sauf que…. Drapeau rouge !
Pas de blessé, c’est déjà ça et on repart pour 10 tours. Il va donc falloir réussir le départ, que je réussis !!!! Deux fois d’affilée ! On croit rêver !! Sauf que dans la descente avant le pif-paf (pour que les connaisseurs se situent), quelqu’un me pousse vers l’extérieur et là … Interdit de sortir sinon c’est fin de course immédiate avec baignade dans l’étang (et je ne suis pas venu pour ça ! Piscine c’est le mercredi uniquement !!). Je m’en sors mais je suis … 16e … quelle misère !
Bref, je prends mon rythme, double pas mal de mes concurrents et je remonte sur un duo occupant les 5e et 6e places. J’essaie de revenir mais mon avant-bras droit n’est pas d’accord (je me crispe ! je me crispe !!) et je dois donc ralentir mon rythme pour finir 7e.

Ok, ce n’est pas le podium, loin s’en faut, mais je suis quand même content et surtout j’ai amélioré mon temps de la veille d’une seconde. 1’04’’1, ce n’est pas encore assez, mais j’ai fait ce temps quasiment toute la course et surtout c’est 4 secondes de mieux que la dernière fois que j’étais venu rouler sur ce circuit.

Une seule conclusion… Vivement la finale à Lédenon début Octobre !!


Rappelez-vous… Septembre et surtout Octobre 2011, il faisait tellement beau et chaud que l’on se serait cru en plein été. Il faisait beau et chaud partout ! Tout le temps ! Sauf … à Lédenon

Arrivant Jeudi 6 Ocotbre en soirée sur le circuit et alors que la semaine avait été estivale sur le circuit, nous sommes accueillis bien sûr par le PLV et toute l’équipe mais aussi par la pluie ! Et le … vent !!

Voilà notre compagnon de week-end, le vent, invité qui n’est pas vraiment une surprise, nous devrons composer avec celui-ci sur la piste, dans les stands et surtout en récupérant tout ce qui peut tenir chaud !

Vendredi, essais libres, je retrouve ce circuit si particulier et difficile sur lequel j’avais roulé en début d’année (6°C et 100km/h de vent !) pour prendre alors en main ma belle Kawasaki.

Je trouve la moto difficile à conduire et ça c’est vraiment nouveau, mais surtout je ne trouve aucun de mes repères et je retombe dans mes défauts habituels ce que ne manque de me faire remarquer Axel Maurin, vrai et bon pilote lui, qui est venu pour coacher deux pilotes qui font régulièrement appel à ses services d’instructeur et de coach. Je freine tôt et beaucoup trop fort, sans vitesse de passage dans les virages, je n’accélère pas bien, ma position et mon attitude sur la moto sont à pleurer. Bon… va falloir que ça se débloque !! Kevin, mon dévoué et talentueux mécanicien et moi-même analysons l’acquisition de données, pour voir s’il n’y aurait pas quelque chose à faire sur la moto pour m’aider un peu. Pierrot, le team manager du PLV, vient nous aider aussi. Ils trouvent quelques modifications qui auront plus d’effet sur ma tête que sur la moto et après tout, peu importe les moyens, seul le résultat compte  

Samedi matin, première qualification, j’améliore un peu mes temps de la veille, pas de beaucoup mais je me sens enfin mieux sur la moto, même s’il reste beaucoup à faire !! La séance de l’après-midi me permettra de gagner une seconde mais je suis très déçu de ma prestation et une nouvelle sensation vient en moi. Plus que de la déception ou de la colère généralement improductive, je suis remonté comme une pendule vosgienne (option coucou !), une enthousiasmante impression, nouvelle et très agréable ! On verra demain si je reste dans le même état d’esprit.

Qualifié 11e (oui je sais….c’est pas top), je me place sur la grille de départ, le vent est présent mais moins fort et la température est … bon n’en parlons pas… ! Feu vert et je gicle de ma ligne, remonte sur la ligne de devant, j’ai devant moi un pilote et juste devant Alexandre Ayer, qui à cet instant de la saison, est en tête de la coupe Hypersport ! Là je me dis, tu t’accroches telle la super glue 3 et tu ne lâches pas ce loustic ! Sauf que … Alexandre décide de voir s’il peut passer le premier virage tout en travers, ou plutôt perpendiculairement aux autres pilotes et notamment, ma pomme, Mister super glue 3 !

Je n’ai pas pris les freins … non non, j’ai planté une ancre dans le bitume pour m’arrêter  tellement je me voyais le pic de la brochette alors qu’Alexandre s’apprêtait à faire le bout de viande de celle-ci !

Tout ça pour dire que … comme d’habitude… Départ raté ! Je ressors 17e du long premier virage. Mais l’état d’esprit dans lequel j’étais la veille au soir est bel et bien là, j’accélère enfin tôt et fort, arrête de freiner comme un viking, prend les bonnes positions sur la moto. Je sens bien que j’accélère mon rythme et tout en doublant des concurrents, je prends un plaisir phénoménal, mais je me rends compte alors que les réglages de ma moto ne sont plus adaptés à cette conduite plus rapide. L’avant drible beaucoup et l’arrière manque de grip à l’accélération. Je retrouve la même impression qu’à la course de Dijon, lorsque lors des essais, j’avais un avant un peu fuyant dans une grande courbe rapide parce que le réglage de la fourche était inapproprié alors que je venais de rouler 2 secondes plus vite que les tours précédents. C’est ici là même chose. Je termine 6e au classement officiel de cette course.


C’est donc l’heure du bilan de ma première saison de vitesse.

Tout d’abord 99% de positif.
Positif, car j’ai amélioré mes temps d’au moins 3 secondes sur les circuits où j’avais déjà roulé et je le dois à des éléments importants : Le premier est le choix que j’ai fait cet hiver d’acquérir une vraie moto préparée par des professionnels de la compétition, le team SRC. Cette moto m’a grandement facilité la tâche et je suis très heureux de mon choix. Je remercie ici, Gilles Stafler et toute son équipe pour les conseils qu’ils n’ont cessé de me donner tout au long de la saison.

Le deuxième, c’est tout le support qu’Axel Maurin et Pierrot Lerat m’ont apporté tout au long de la saison, pour m’aider dans mon pilotage et il y avait vraiment du boulot !

Le troisième, c’est ma décision d’intégrer le team PLV Racing. Non seulement, j’ai pu disputer les courses dans d’excellentes conditions, où tout est fait pour que le « pilote » que j’essaie d’être ne pense qu’à sa course et à rien d’autres de perturbants, mais aussi pour l’ambiance chaleureuse et amicale que le PLV a su créer avec et pour ses pilotes.

Kevin, mécanicien du PLV, qui a été si patient et dévoué avec moi, a lui aussi grandement contribué à cette belle saison.

Et enfin, Fabienne, mon amie, qui supporte ma passion, la « vie » du paddock, les longues et éternelles discussions de tous ces passionnés de moto et de compétition. Elle pour qui la moto n’est pas du tout une passion, mais que je vois bondir le long des stands tout en me panneautant.

Positif aussi, car pour une première saison, terminer 6e au classement général de l’une des coupes les plus relevées des championnats amateurs me fait très plaisir.

Le 1% moins positif, et bien … C’est celui de ne pas avoir fait plus de superpole, de meilleurs départs et de podiums !  Mais… ce sera pour l’année prochaine !

Je tiens ici à remercier ceux sans qui je ne serai pas là à vous narrer mes aventures de gentleman driver … Mes chers sponsors et partenaires qui tout au long de l’année ont soutenu et vécu mon aventure. Et d’ailleurs, si d’autres sociétés veulent se joindre à eux pour la saison 2012, je suis à votre disposition !!

Un grand merci à Triade management, Ariess consulting, Avenir numérique, Cheroy Motos, Team CMS, PFP Ohlins France, Texsport, X-lite et mon club, le Sens Motor Sport.


Fabrice Lock



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Fabrice Lock (D.R.)
Fabrice Lock (D.R.)
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